Sur le pouvoir d'achat, les finances publiques, Valérie Pécresse promet une chose : "ne pas cramer la caisse". Et elle l'a redit, ce jeudi 17 février au matin dans l'émission "QG de campagne" sur LCI, au lendemain de la publication du traditionnel rapport annuel de la Cour des comptes qui sonne à nouveau l'alarme. Il faut impérativement faire un "effort sans précédent" dans les prochaines années pour maîtriser les dépenses, alerte-t-elle.
En effet, la dette publique devrait ainsi s'accroître de 560 milliards d'euros entre la fin 2019 et la fin 2022, pesant ainsi environ 113% du PIB, la facture du Covid-19 s'élevant à elle seule à 140 milliards d'euros à ce jour, selon le ministère des Finances.
Réduire la dette ? "C'est ce que je vais faire", insiste la candidate des Républicains. "Le "quoi qu’il en coute" (adopté par le gouvernement pour aider les entreprises et salariés pendant la crise sanitaire) a couté beaucoup plus cher qu’il aurait dû", martèle-t-elle. "On aurait dû éteindre la crise sans dépenser autant. On a 1000 milliards d'euros de dette de plus qu'il y a 10 ans. C'est très inquiétant pour la France". Mais plus encore, selon la présidente de l'Île-de-France, "pour nos enfants. Ce sont des impôts différés qui vont être colossaux."
Face à Elizabeth Martichoux, Valérie Pécresse promet alors d'inscrire une "règle d'or budgétaire" dans la Constitution pour limiter les dépenses publiques du pays sur cinq ans, si elle est élue à l'Élysée. Le concept n'est pas nouveau et a déjà utilisé par l'Union européenne, qui contraint ses États à ne pas dépasser la barre de 3% du PIB pour leur déficit public annuel. La candidate LR a également rappelé avoir porté cette idée de "règle d'or" lorsqu'elle était ministre du Budget sous Nicolas Sarkozy, sans avoir "pu la mettre en œuvre" après la défaite de son camp en 2012.
Aujourd'hui, elle juge "qu'un seul quart de la dette actuelle de la France" est liée à cette dernière. "Le reste ce sont des dépenses incontrôlées", tance-t-elle. Avec ce nouveau "pacte budgétaire", "on va avoir une véritable trajectoire des dépenses sur cinq ans. À chaque loi budgétaire, le Conseil constitutionnel vérifiera que l'on est bien dans la trajectoire établie. Ce sera forcément contraignant parce que le gouvernement devra suivre cette trajectoire", explique Valérie Pécresse.
Pour multiplier les économies, l'ancienne ministre du Budget envisage par ailleurs de baisser les cotisations retraite de 3%, "dès cette année" et de supprimer 200.000 fonctionnaires "dans l'administration administrante", avec l'objectif d'"enlever tous les doublons, supprimer des procédures", y compris à l'hôpital où "on sait qu'il y a beaucoup plus de coûts d'administration que de coûts de soins". Elle promet toutefois, de ne pas toucher aux impôts. "Il faut donner de la visibilité aux entreprises (...) Avec Emmanuel Macron, la compétitivité de la France a complètement décliné, il faut la remettre en place."
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